Une fiche de provenance d’opportunité relie une réponse produite par un agent aux représentations publiques utilisées pour la contrôler. Elle garde la réponse initiale sans correction, les citations affichées, les informations communicables sur la requête et l’exécution, les redirections, les requêtes d’API, les téléchargements, les transformations, les rôles des sources et les identifiants du marché. Chaque affirmation importante reçoit un résultat propre : vérifiée, contredite, non résolue ou non contrôlée. La fiche décrit aussi la représentation consultée par sa date d’observation, sa langue, son type de média, sa version et son empreinte. Cette empreinte permet de reconnaître le même contenu binaire. Elle ne démontre ni la qualité officielle de l’émetteur, ni l’exactitude juridique ou matérielle du contenu.
Un agent peut recommander un marché en associant une fiche BOAMP, un résultat de moteur de recherche, un résumé tiers et une page de profil d’acheteur. Sa réponse finale gomme les passages entre ces objets. Un intitulé exact peut côtoyer une mauvaise heure limite. L’avis peut être authentique mais concerner un autre lot, une version antérieure ou un résultat d’attribution. Un lien présenté comme source peut seulement ouvrir une liste filtrée, puis changer le lendemain. Une traduction peut perdre une réserve. Si l’équipe corrige directement la réponse, elle efface l’origine de l’erreur. Si elle la copie telle quelle dans le pipeline, elle transforme une piste en fait. La provenance évite ces deux raccourcis en séparant ce qui a été dit, ce qui a été observé et ce qui a été conclu.
La réponse de l’agent est une observation datée, pas une publication de marché. Elle reste intacte. Chaque lien est ouvert dans un contexte neuf et chaque transformation est consignée jusqu’à une source dont la fonction peut être démontrée. La fiche BOAMP peut établir la publication d’un avis et fournir des données réutilisables. Les documents de consultation, messages et modalités de dépôt peuvent relever du profil d’acheteur désigné. Le contrôle porte ensuite sur des affirmations atomiques : acheteur, procédure, lot, objet, échéance, état, pièces et canal. Un agent peut parcourir les sources publiques, enregistrer les réponses, calculer des empreintes et préparer le journal. Il ne doit pas créer de compte, accepter des conditions, utiliser un secret, contacter l’acheteur, interpréter seul un conflit de pièces ou décider de soumissionner.
Constat
La réponse de l’agent doit survivre à sa propre correction
Créez d’abord un objet en lecture seule. Copiez toute la réponse, y compris les réserves, les citations et les détails qui paraissent secondaires. Découpez ensuite les propos sur l’acheteur, l’objet, la valeur, le lieu, le lot, l’échéance et l’état en affirmations distinctes, sans les corriger. Ajoutez une heure d’observation avec décalage UTC. Le nom du système, la version annoncée, le mode de recherche, la requête et l’identifiant d’exécution sont utiles s’ils sont disponibles et communicables.
Une politique peut interdire de conserver la requête parce qu’elle contient une information commerciale. Le champ indique alors « non conservée pour raison de confidentialité » et référence la politique applicable. Il ne reste ni vide ni rempli par supposition. La même règle vaut pour une version de modèle que le fournisseur ne communique pas. Le but est de rendre visible la limite de reproduction.
Les erreurs restent dans l’objet initial. Si l’agent annonce le 9 novembre à 18:00 et que l’avis indique 12:00, la fiche crée une observation officielle séparée. La première affirmation devient contredite. Modifier le texte de l’agent donnerait l’impression qu’il avait fourni la bonne heure et empêcherait d’identifier l’origine du décalage.
Conservez le libellé du lien et sa cible. Un texte « source BOAMP » peut ouvrir un intermédiaire. Écartez les jetons d’accès, paramètres signés et adresses de session de toute version publique. La fiche mentionne la suppression et garde, dans un espace autorisé, la relation avec l’objet restreint. À ce stade, la réponse prouve seulement qu’un agent a produit une piste à une heure donnée.
| Champ | Valeur attendue | Limite |
|---|---|---|
| lead_id | Identifiant local stable | Ne change pas après vérification |
| produit_par | Agent, système ou processus déclaré | N’implique aucune exactitude |
| observé_le | Horodatage avec décalage | Ne pas substituer la date de publication |
| statut_de_la_requête | Conservée, expurgée, indisponible ou interdite | Explique la possibilité de rejouer |
| affirmations | Texte exact et valeur brute affichée | Reste distinct de toute valeur corrigée |
| citations_visibles | Libellé et cible rendus | Ne préjuge pas du rôle de la source |
Chaîne
Une valeur dérivée doit montrer les opérations qui l’ont produite
Le modèle W3C PROV fournit une grammaire simple. Une entité est un objet identifiable, par exemple la réponse figée, une réponse JSON, un avis HTML, un PDF ou un texte extrait. Une activité est une opération dans le temps : recherche, accès HTTP, résolution d’une redirection, interrogation d’API, téléchargement, OCR, traduction, extraction ou vérification. Un agent est la personne, l’organisation ou le système responsable d’une entité ou associé à une activité. Une table relationnelle suffit. Aucun format RDF n’est imposé par cette méthode.
Chaque activité nomme ses entrées et ses sorties. Une requête d’API utilise des paramètres et génère une réponse JSON. Une extraction utilise cette réponse et génère des affirmations structurées. Une traduction utilise un passage français et produit une version anglaise. Une vérification utilise l’affirmation initiale et une preuve officielle pour produire un résultat. Sans ces liens, un résumé de l’agent peut apparaître comme une donnée publiée directement par la DILA.
Une ressource web peut changer selon l’heure, la langue, le format demandé ou la session. PROV-AQ emploie la notion de ressource contrainte pour traiter ce type de provenance. La fiche retient donc l’URL finale, les redirections observables, l’heure, les paramètres pertinents, le type de média, la langue, la version publiée et l’empreinte de la réponse. L’URL générique d’un jeu de données et la réponse JSON obtenue un jour précis sont deux objets liés, pas une preuve unique.
La responsabilité reste limitée à une fonction. La DILA peut produire le service de données BOAMP. L’acheteur émet le contenu de son avis et les documents de sa consultation. Un agent exécute une extraction. Une personne valide la comparaison. La relation de provenance ne signifie pas que tous approuvent l’interprétation finale.
| Élément | Exemple | Relation |
|---|---|---|
| Entité | Réponse initiale de l’agent | Générée par une exécution datée |
| Entité | Réponse JSON BOAMP | Générée par une requête conservée |
| Activité | Résolution d’URL | Utilise la citation et génère une adresse finale |
| Activité | Extraction de champs | Utilise le JSON et génère des affirmations |
| Activité | Contrôle humain | Utilise les preuves et génère les résultats |
| Agent | Producteur public | Responsable de la représentation publiée |
| Agent | Système de recherche | Associé à l’accès ou à l’extraction |
| Agent | Réviseur nommé | Associé à la décision de vérification |
BOAMP
L’API BOAMP établit une publication dans le périmètre qu’elle documente
La direction de l’information légale et administrative met gratuitement à disposition une API pour réutiliser les données du BOAMP. La fiche officielle du service indique des recherches par paramètres, mots-clés, filtres et critères, avec des sorties notamment en CSV et JSON. Elle précise aussi les catégories d’avis diffusées par le BOAMP. Ces informations permettent de qualifier l’API comme service public de données et de conserver une requête reproductible.
Pour un contrôle, enregistrez l’URL de base documentée, le chemin appelé, les paramètres dans leur ordre logique, la date et l’heure, le code de réponse, le type de média, la pagination et les identifiants renvoyés. Une recherche qui ne donne aucun résultat prouve uniquement qu’aucun résultat n’a été rendu dans cette requête et ce périmètre. Elle ne démontre pas à elle seule l’absence de marché. Un filtre, une date, un mot-clé ou une limite de page peut expliquer le résultat.
Une fiche BOAMP peut confirmer l’existence et les champs publiés d’un avis observé. Elle ne remplace pas toute autre source de la consultation. L’avis peut désigner un profil d’acheteur pour les documents, questions et dépôts. La provenance relie ces sources en gardant leurs fonctions. Elle ne copie pas une pièce du profil dans la réponse d’API et ne prétend pas que l’API couvre les messages accessibles après connexion.
La fiche de service rappelle aussi que la réutilisation des données n’écarte pas les obligations relatives aux données personnelles. Un agent ne doit donc pas republier sans examen tous les champs reçus. Le registre de provenance peut conserver des identifiants et des références nécessaires à la vérification tout en appliquant les règles de diffusion, de minimisation et de rétention de l’organisation.
Identité
Un avis, une version, une procédure et un lot sont quatre portées possibles
La vérification ne commence pas par la date limite, mais par l’objet auquel elle s’applique. Stockez l’identifiant de publication BOAMP avec son schéma et son producteur. Si l’avis porte aussi des identifiants eForms, distinguez l’identifiant d’avis, la version et l’identifiant de procédure. L’identifiant du lot et la référence interne de l’acheteur complètent la portée. Aucun de ces champs ne doit être renommé « numéro de marché » pour simplifier l’affichage.
Les documents eForms de TED expliquent qu’un avis possède son propre identifiant et une version, tandis que l’identifiant de procédure distingue le processus de passation. Une même procédure peut donc comporter plusieurs avis. Une référence à un avis modifié peut viser une version précise. L’égalité de l’identifiant de procédure relie une famille de publications. Elle ne permet pas de transférer automatiquement l’échéance d’un avis ou d’un lot vers un autre.
L’agent peut avoir fourni seulement un titre et un acheteur. Ces éléments servent à retrouver des candidats, mais le statut de la chaîne reste identity_conflict ou broken_chain tant qu’une relation forte n’a pas été établie. Une correspondance exacte d’identifiant, une relation publiée entre avis ou une décision d’identité déjà documentée peut fermer la chaîne. Plusieurs ressemblances textuelles ne deviennent pas un identifiant par accumulation.
Le guide sur la source officielle traite l’autorité de chaque publication. D’autres guides produisent le localisateur durable, la relation entre doublons ou avis liés et le contrôle de fraîcheur. La fiche de provenance incorpore leurs conclusions et leurs preuves. Elle ne les remplace pas par une décision rapide cachée dans la chaîne.
Contrôle
Une conclusion globale masquerait les erreurs les plus dangereuses
Transformez les phrases de l’agent en affirmations atomiques. « Le département recherche un prestataire de cybersécurité pour quatre ans, en trois lots, réponses le 22 octobre » contient au moins cinq faits à vérifier. L’état ouvert et le canal de réponse peuvent être sous-entendus. Chaque ligne garde les mots de l’agent, la valeur affichée, le périmètre supposé et sa citation, puis ajoute séparément l’observation officielle.
Vérifiée signifie qu’une source compétente soutient directement l’affirmation pour l’avis, la version et le lot identifiés au moment du contrôle. Contredite exige une valeur officielle matériellement incompatible. Non résolue couvre une source inaccessible, une attribution ambiguë, un conflit ou un élément absent. Non contrôlée indique que le point a été volontairement laissé hors du mandat. L’absence de résultat dans une recherche ne suffit jamais à classer une affirmation comme fausse.
La référence de preuve nomme le champ de données, le titre de section, la ligne de tableau ou un court passage. Une simple URL d’accueil ne permet pas de reproduire la comparaison. Conservez la valeur brute avant toute conversion de date, devise, quantité ou nom d’organisation. Si l’heure n’a pas de fuseau publié, le champ normalisé reste vide et le contrôle de fuseau est confié au dossier prévu à cet effet.
Une fiche valide peut finir avec des résultats différents. L’acheteur et l’objet sont vérifiés, le nombre de lots est contredit, l’heure reste non résolue et l’état actuel n’a pas été contrôlé. Cette précision donne au responsable de qualification une base plus sûre qu’un badge unique.
| Champ | Contenu | Règle |
|---|---|---|
| claim_id | Identifiant local immuable | Le conserver après rectification |
| affirmation_agent | Texte exact et valeur affichée | Ne pas substituer la valeur officielle |
| portée | Procédure, avis, version et lot | Aucun héritage sans preuve |
| observation_officielle | Valeur brute et repère précis | Conserver les réserves du texte |
| résultat | Vérifiée, contredite, non résolue ou non contrôlée | Un résultat par fait |
| motif | Explication courte et testable | Nommer l’écart ou la lacune |
| contrôlé_le | Horodatage avec décalage | Distinct de la publication |
| expire_sur | Événement ou âge maximal | Oblige un nouvel accès |
Intégrité
L’empreinte couvre une représentation précise et rien de plus
Calculez une empreinte cryptographique pour chaque fichier ou corps de réponse conservé qui soutient une conclusion importante. Indiquez l’algorithme. Le JSON brut, le CSV téléchargé, le texte extrait et la capture d’écran sont des entités différentes. Chacune reçoit sa propre empreinte et une relation vers l’activité qui l’a produite. Une autre personne peut ainsi vérifier qu’elle examine les mêmes octets ou la même image.
Les validateurs HTTP ne vont pas plus loin. La section 8.8 de la RFC 9110 décrit ETag et Last-Modified comme des validateurs de la représentation sélectionnée par le serveur. Ils aident à comparer un accès ultérieur ou à valider un cache. Ils ne prouvent pas le rôle officiel du domaine, l’identité du marché ou l’exactitude d’une échéance. Un ETag faible doit être conservé avec son préfixe et interprété selon sa portée.
L’OCR, la traduction, le résumé et la normalisation créent chacun une nouvelle entité. Leur journal nomme l’entrée, la sortie, le système responsable, l’heure et les réglages qui peuvent changer le sens. Une traduction ne remplace jamais la langue de contrôle. Une date normalisée garde le texte original et la règle appliquée. Si une négation ou un fuseau demeure ambigu, l’affirmation dérivée reste non résolue même si son empreinte est stable.
Le profil NIST consacré aux risques de l’IA générative cite notamment le créateur, la date de création, les modifications et les sources parmi les métadonnées possibles de provenance de contenu. Ces éléments conviennent à la réponse de l’agent. Ils renseignent son origine et son histoire. Ils ne transforment pas ce contenu généré en avis de marché officiel.
Exemple
Une fiche BOAMP peut confirmer le marché tout en contredisant la date annoncée
Prenons un cas fictif. Le 3 septembre, un agent signale un marché de maintenance énergétique lancé par un établissement public. Il affirme que les réponses sont attendues le 30 octobre à 17:00 et renvoie vers une page de résultats. Aucune consultation réelle n’est décrite ici. Le réviseur conserve la réponse, le libellé du lien et sa cible. L’accès sans session révèle une recherche BOAMP avec plusieurs filtres et une fiche d’avis.
Le réviseur rejoue la requête via l’API documentée en fixant explicitement les paramètres et les champs utiles. Il conserve la réponse JSON, son type de média, son heure et son empreinte. L’avis rendu confirme l’acheteur et l’objet. Il identifie deux lots. Le lot correspondant à la description de l’agent indique 12:00, tandis que 17:00 concerne l’autre lot. L’affirmation sur l’acheteur est vérifiée. La date sans portée de lot est contredite pour l’opportunité décrite.
La fiche d’avis désigne un profil d’acheteur pour les pièces et les échanges. Cette relation est enregistrée, mais le réviseur ne dispose pas d’une autorisation de connexion. La complétude des documents reste non résolue. L’agent avait aussi écrit « marché ouvert ». Un avis de publicité et une échéance future ne suffisent pas à établir l’état au jour du contrôle. Le dossier de statut doit rechercher une rectification, une annulation ou une information plus récente.
La transmission finale indique donc que l’acheteur et l’objet sont vérifiés, que la procédure et le lot sont identifiés et que l’heure annoncée est contredite par le champ du lot. La complétude des pièces reste non résolue, l’état actuel n’a pas été contrôlé et aucune décision de candidature n’a été prise. Tous les accès publics peuvent être rejoués sans réinventer la recherche initiale.
Transmission
Le résultat doit exposer ses limites aussi clairement que ses preuves
L’état général porte sur la chaîne de provenance. complete_to_official_source indique que les affirmations contrôlées remontent à une représentation officielle observée dont la fonction est établie. complete_to_official_derivation convient à un jeu de données officiel dérivé dont la couverture documentée suffit. broken_chain signale un lien, une redirection ou une transformation manquante. source_unavailable désigne une source identifiée mais non consultable. identity_conflict bloque la fiche quand l’avis, la version ou le lot ne peut pas être fixé.
Publiez une vue lisible et une représentation structurée stable. Les entités, activités, responsables, relations, affirmations, valeurs brutes, résultats, preuves et règles d’expiration ont besoin de noms de champs prévisibles. Les recommandations du W3C sur les données du Web demandent des informations de provenance, des indicateurs de version, un historique, des identifiants persistants et des formats standard lisibles par machine. Ces propriétés permettent à un agent de sélectionner un fait et sa preuve sans interpréter la mise en page.
La visibilité technique ne l’emporte pas sur la confidentialité. Requêtes internes, documents sous accès, jetons, données personnelles et informations commerciales restent hors de la représentation publique. La fiche décrit toute expurgation. PROV-AQ avertit qu’une requête vers un service de provenance peut elle-même révéler l’intérêt d’un utilisateur pour une ressource. L’agent ne suit donc pas automatiquement un service externe sans la permission adaptée.
Une nouvelle version d’avis, une publication liée, une modification du contenu, un changement de profil ou l’arrivée d’un seuil temporel fait expirer les résultats concernés. La nouvelle observation s’ajoute à l’historique. Elle ne supprime ni le précédent fichier ni le raisonnement qui était valable à son heure.
La fiche de provenance s’arrête à la piste vérifiée. Les guides associés traitent séparément l’autorité des sources, l’état ouvert, l’échéance et son fuseau, la dernière modification, le lien durable, les doublons et la fraîcheur. La qualification commerciale, la connexion au profil, les échanges avec l’acheteur et le dépôt nécessitent leurs propres décisions et autorisations.
| État | Sens | Usage suivant |
|---|---|---|
| complete_to_official_source | Les faits contrôlés remontent à une représentation officielle | Utiliser seulement les résultats individuels non expirés |
| complete_to_official_derivation | Une donnée officielle dérivée couvre les faits contrôlés | Rester dans le périmètre documenté du service |
| broken_chain | Un accès ou une transformation nécessaire manque | Conserver comme piste de recherche |
| source_unavailable | La source identifiée n’a pas pu être observée | Réessayer ou demander un accès autorisé |
| identity_conflict | La piste ne correspond pas à un avis, une version ou un lot unique | Bloquer jusqu’à résolution de l’identité |
Ce qui caractérise un bon résultat
Résultats concrets pour vérifier appel d’offres trouvé par IA
- La réponse initiale reste consultable avec son texte, ses liens et son heure d’observation.
- Chaque redirection, appel d’API, extraction, traduction et normalisation est relié à ses entrées et sorties.
- Publication officielle, données officielles dérivées, profil d’acheteur, index tiers et source indéterminée restent séparés.
- Les identifiants d’avis, de version, de procédure, d’acheteur et de lot conservent leur portée.
- Chaque affirmation de l’agent possède une preuve précise et un résultat indépendant.
- Une contradiction reste visible au lieu d’être remplacée par une correction silencieuse.
- Les empreintes documentent le contenu observé sans devenir un faux certificat d’autorité.
- Les limites d’accès et les relations incertaines produisent un état non résolu explicite.
- La fiche peut être transmise à la qualification avec une date d’expiration et les contrôles restants.
- Une autre personne ou un autre agent peut rejouer les vérifications publiques.
Modèle opératoire
Comment exécuter le travail
- 01
Figer la réponse reçue
Enregistrer la sortie complète, les citations visibles, l’horodatage et les données d’exécution autorisées. Toute correction sera ajoutée ailleurs.
- 02
Rejouer les accès publics
Ouvrir les liens sans session préalable, conserver les redirections, paramètres, requêtes d’API et représentations réellement reçues.
- 03
Prouver la fonction des sources
Identifier le producteur, le service de publication, l’acheteur responsable et le profil désigné, puis limiter chaque source à sa fonction démontrée.
- 04
Fixer l’identité du marché
Relever séparément les identifiants de l’avis, de sa version, de la procédure et du lot. Ne relier que les objets dont la relation est publiée ou déjà vérifiée.
- 05
Contrôler chaque affirmation
Comparer le propos de l’agent à la valeur brute d’une source compétente, citer le champ ou le passage et attribuer un résultat motivé.
- 06
Tracer les transformations
Décrire l’extraction, l’OCR, la traduction et la normalisation. Associer à chaque représentation sa langue, son format, sa version, son heure et son empreinte.
- 07
Transmettre avec une limite
Fournir l’état de la chaîne, les résultats par affirmation, les lacunes, les événements d’expiration et la prochaine action autorisée.
Évaluation
Les questions qui changent la décision
- Quel texte exact l’agent a-t-il produit et à quelle heure ?
- La requête, le nom du système, sa version ou l’identifiant d’exécution peuvent-ils être conservés ?
- Quels libellés et quelles cibles de liens étaient visibles dans la réponse ?
- Quelles redirections, langues et représentations ont été obtenues lors d’un accès neuf ?
- Une requête d’API peut-elle être rejouée avec les mêmes paramètres et le même périmètre ?
- Qui produit chaque donnée et quelle fonction officielle cette source remplit-elle ?
- Quel identifiant désigne l’avis, sa version, la procédure et le lot ?
- Le résultat de l’agent et la représentation officielle portent-ils sur le même objet ?
- Quel champ ou passage soutient précisément chaque affirmation ?
- Quelle information a été traduite, résumée, fusionnée ou normalisée ?
- Quelles affirmations sont contredites, non résolues ou volontairement non contrôlées ?
- Quel changement ou délai interdit de réutiliser le résultat sans nouveau contrôle ?
Modes d’échec
Où les équipes perdent le contrôle
Une réponse bien formulée peut entrer dans le pipeline sans contrôle documentaire.
Un extrait de moteur de recherche peut être cité comme s’il s’agissait de l’avis.
Une URL peut conduire à une liste différente selon la date, la langue ou la session.
Une donnée BOAMP peut être utilisée pour une information qui relève du profil d’acheteur.
Un identifiant de procédure commun peut masquer une autre version ou un autre lot.
La réponse d’API la plus récente peut ne pas montrer l’historique nécessaire à la décision.
Une correction directe peut supprimer la trace de l’affirmation erronée.
Une empreinte ou un ETag peut être présenté à tort comme une preuve de vérité.
Une traduction ou une extraction peut modifier une négation, une unité ou un fuseau.
Une fiche partageable peut exposer un jeton de session, une requête sensible ou une pièce restreinte.
Une chaîne complète peut être confondue avec une qualification commerciale ou juridique terminée.
Mesure
Mesurer le travail terminé
La mesure porte sur le processus terminé, y compris la revue et les exceptions. Le volume produit ne prouve pas à lui seul que le processus est meilleur.
- réponses d’agent conservées sans correction postérieure
- citations affichées dont le chemin public est entièrement résolu
- requêtes d’API conservées avec paramètres, heure et périmètre
- représentations portant langue, type de média, version et empreinte
- sources dont la fonction de publication ou d’exploitation est démontrée
- fiches séparant les identifiants d’avis, de procédure, de version et de lot
- affirmations importantes reliées à une référence officielle précise
- affirmations classées vérifiées, contredites, non résolues ou non contrôlées
- transformations qui indiquent leur entrée, leur sortie et leur responsable
- contradictions conservées au lieu d’être écrasées
- fiches reproduites avec succès par une autre personne
- résultats réutilisés après leur événement d’expiration
Questions
Questions fréquentes
Une citation fournie par un agent suffit-elle à vérifier un marché ?
Non. Elle montre ce qui était affiché. Il faut résoudre sa cible, démontrer la fonction de la source, fixer l’identité du marché et contrôler séparément les informations utiles.
Faut-il corriger directement une mauvaise date dans la réponse ?
Non. Gardez l’affirmation initiale, marquez-la comme contredite et enregistrez la valeur officielle dans une observation distincte avec sa portée, sa source et son heure.
Une empreinte SHA-256 prouve-t-elle qu’un avis est officiel ?
Non. Elle identifie les octets conservés. Le producteur, la fonction de publication et l’exactitude du contenu doivent être établis par d’autres preuves.
L’API BOAMP peut-elle remplacer la fiche web ?
Elle peut soutenir les faits compris dans son périmètre documenté si la requête et les identifiants sont conservés. Le profil d’acheteur reste nécessaire pour les pièces, messages ou instructions qu’elle ne publie pas.
Que faire si les documents exigent une connexion ?
Contrôlez les éléments publics et classez la complétude des documents comme non résolue. Un agent ne crée pas de compte ou n’accepte pas de conditions sans autorisation explicite.
Une affirmation vérifiée valide-t-elle toute la réponse ?
Non. L’acheteur, la procédure, le lot, l’objet, l’échéance, l’état et le canal peuvent avoir des résultats différents dans la même fiche.
Comment enregistrer une traduction automatique ?
Comme une activité qui nomme le texte source, la sortie, le système, l’heure et les réglages utiles. La traduction reste liée à l’original et ne le remplace jamais.
Quand faut-il recommencer la vérification ?
Lorsqu’une nouvelle version ou publication apparaît, que le contenu change, que le profil désigné évolue, qu’un seuil temporel arrive ou qu’un conflit d’identité est découvert.
Cette fiche permet-elle de décider de répondre ?
Non. Elle remet une opportunité documentée au processus de qualification. L’intérêt commercial, la capacité, les risques et l’autorisation de candidature se décident séparément.
Sources
Sources primaires
- API Bulletin officiel des annonces des marchés publics Direction de l’information légale et administrative
- PROV-O : l’ontologie PROV World Wide Web Consortium
- PROV-AQ : accès et interrogation de provenance World Wide Web Consortium
- Bonnes pratiques pour les données sur le Web World Wide Web Consortium
- Profil NIST des risques liés à l’intelligence artificielle générative National Institute of Standards and Technology
- Schéma eForms et identifiants Office des publications de l’Union européenne
- API de recherche TED Office des publications de l’Union européenne
- Identifiants OCDS Open Contracting Partnership
- RFC 9110 : champs validateurs HTTP RFC Editor
Zelius
Veille sur les appels d’offres et exécution pilotée pour les équipes qui visent un résultat commercial.
Prestataires, fondateurs et équipes commerciales qui répondent aux marchés publics ou privés. Le point de départ est le processus existant, ses contraintes et les preuves déjà disponibles.